En 1940, le père d’Annette, Pierre James Weill est interprète pour l’armée anglaise. On lui propose de s’installer en Angleterre, il refuse par patriotisme. 

En 1941, il est arrêté par la Gestapo à cause de ses origines juives et interné à Compiègne, libéré en mars 1942, il entre en résistance : « J’ai été arrêté pour rien, si on m’arrête une deuxième fois il y aura une bonne raison… Le famille James-Weill s’installe en zone libre, à Toulouse. Annette y poursuit ses études de médecine.

Hiver 1942, les allemands occupent la zone libre et déportent les juifs internés dans les camps du sud-ouest. Au sein de l’évêché, Annette, sa sœur et son père leur fournissent des faux papiers et les aident à s’enfuir à l’étranger.

Le 8 mars 1944, son père et sa sœur ainée sont arrêtés, leurs faux papiers sont découverts, ils sont déportés à Auschwitz. Sa mère et sa jeune sœur sont cachées.

Annette est arrêtée à son tour, ses faux-papiers ne sont pas découverts, les nazis ne savent pas qu’elle est d’origine juive, elle est déportée à Ravensbrück, et dans un commando de travail à Hannovre. Elle subit la marche de la mort et est libérée au camp de Bergen-Belsen, où elle soigne ceux qui ne sont pas capables de rentrer. 

Son père a été gazé en octobre 1944, sa sœur sera rapatriée en juillet 1945.

Dès son rapatriement à Paris, Annette retrouve sa mère et ses sœurs. Malgré son affaiblissement physique, elle pèse 34 kilos, Annette reprend ses études et devient médecin en 1949.

Annette Chalut