Cécile déteste qu’on la photographie, mais cela fait partie du devoir qu’elle s’est fait de témoigner de son histoire et de celle de son mari.

 

En 1936 c’est la guerre d’Espagne, Cécile devient la marraine de guerre d’Henri Rol Tanguy, qu’elle l’épouse. En 1940, elle intègre le syndicat des métallos, devenu clandestin depuis la dissolution du parti communiste. 

A l’automne 1942, Henri a été envoyé dans la région atlantique. 

Au printemps 1943, il prend la tête du mouvement F.T.P.F, puis intègre les F.F.I. Rol-Tanguy dira : «  Cécile et moi formions une équipe !».

La mission est : « Ouvrir la route de Paris aux armées alliées et les y accueillir ! ».

Paris est libéré, Cécile part dans les Alpes avec sa fille qui est de santé fragile. C’est à Villard de Lans qu’elle apprend la capitulation allemande. Cécile Rol Tanguy est partagée entre bonheur et tristesse : nombre de ses amis sont morts en déportation ou fusillés.

Son père faisait partie du convoi des 45000, il est mort à Auschwitz.

Cécile Rol Tanguy ​