Germaine Tillion fixe l’objectif. Un tout petit chien se tient à ses pieds ; elle se penche, l’attrape, le fait monter sur ses genoux et me dit : « Elle s’appelle Touisa, cela signifie « entraide » en berbère.

17 juin 1940, Germaine Tillion est profondément choquée par la demande d’armistice de la France. Elle participe à l’organisation d’un des premiers réseaux de résistance de la France occupée « Le Réseau du Musée de l’Homme ».

L’abbé Alesh, un prêtre à la solde de la Gestapo a infiltré le réseau. 

Germaine Tillion est arrêtée Gare de Lyon le 13 août 1942.

Emilie Tillion, sa mère et Madame Cussac, sa grand-mère sont elles aussi arrêtées.

Germaine et Emilie Tillion passeront quatorze mois à la prison de Fresnes et sont déportées à Ravensbrück. 

Emilie Tillion est assassinée dans la chambre à gaz du camp en mars 1945. 

Germaine Tillion sera témoin lors du procès de Hambourg, en décembre 1946.

Germaine Tillion est décédée le 19 avril 2008, à Saint-Mandé à l’âge de cent ans.

Germaine Tillion