Jacqueline pose sans le moindre problème tandis qu’elle continue à me raconter.

 

Au début de la guerre, Jacqueline a seize ans, elle distribue des tracts contre l’occupant nazi. Elle est arrêtée en avril 1941, et convoquée au commissariat. Elle est la seule fille de son groupe. 

Jacqueline est jugée à l’automne 1941 et condamnée à un an d’internement.

Décembre 1942, un policier français la conduit au camp de Châteaubriant. 

Il mettra tout en œuvre pour qu’elle puisse s’échapper, elle se rendra compte, avec le recul, qu’il devait faire partie de la résistance. Jacqueline ne tente pas de s’évader.

Jacqueline passera quatre mois au camp de Châteaubriant, puis dans plusieurs autres camps, c’est finalement du camp de Lalande qu’elle parviendra à s’échapper grâce à des complicités extérieures. Jacqueline Fourré dit : « France Hamelin dit que nous étions trop jeunes pour nous rendre compte de ce que nous faisions, je ne suis pas d’accord. Je n’ai jamais été une hurluberlue ».

Jacqueline Fourré