Jacqueline Tamanini est toute en douceur et en retenue. 

Le témoignage lui pèse mais c’est pour elle un devoir et elle ne refuse jamais de l’accomplir. 

La photographie lui pèse tout autant, mais son mari était photographe, alors elle sait ce que c’est et me laisse faire son portrait.

 

Jacqueline a 19 ans lorsque le 28 septembre 1939, elle participe à l’organisation d’un rassemblement devant la mairie de Montreuil contre la dissolution du parti communiste, à la demande de Danielle Casanova alors dirigeante nationale de L’U.N.J.F.F. (union des jeunes filles de France). 

Au début de la guerre, elle intègre un groupe de sabotage F.T.P. 

Jacqueline part avec son frère et son fiancé Daniel Tamanini, en Bretagne. 

Ils font du sabotage sur les blockhaus du Mur de l’Atlantique et sont arrêtés en possession de faux papiers. Elle est emprisonnée à Nantes, Romainville et déportée en mai 1944 à Sarrebrück, puis à Ravensbrück, et au commando d’Hazag. Elle subit la Marche de la Mort et sera libérée par les soviétiques puis rapatriée par les américains le 6 juin 1945. 

A Lutétia on lui donne un ticket de métro, elle rentre seule à Montreuil où elle retrouve son père, son frère et son fiancé et reprend tout de suite ses activités militantes.

Jacqueline Tamanini