Odette n’est pas très à l’aise quand je la photographie. 

C’est une femme lumineuse, d’une grande douceur, son éclatante féminité occupe toute l’image.

Dès le début de l’occupation, Odette écrit sur les murs à la craie : « A bas le fascisme, à bas Hitler, vive la république ! ».

En 1941, son père est pris comme otage, libéré il entre en résistance et lui dit : « ainsi, si je suis encore arrêté je saurais pourquoi… ». Odette est arrêtée et emprisonnée onze mois, à Cuincy, dans le Nord. A sa sortie de prison, elle devient responsable départementale de la jeunesse communiste clandestine du Nord. Elle contrôle 190 jeunes. 

Le mot d’ordre est : « A chacun son boche ! ». 

Ils doivent s’armer et tuer des allemands. 

Odette est à nouveau arrêtée, emprisonnée à Lille puis à Loos. 

Le premier mai 1944, avec Josette Dumeix et ses autres camarades de cellule, elles chanteront La Marseillaise. 

Odette Kerbaul