Simone Le Port 

Août 2002, le temps est chaud et ensoleillé, Simone s’installe sous un arbre dans son jardin, mais très vite elle en a assez : « Tu as fini ? Tu vas bien en avoir une de bonne dans tout ça ? Je voudrais me couvrir. » 

Simone avait froid, elle avait tout le temps froid.

 

Mars 1943, Simone Le Port a vingt-deux ans. Elle est agent de liaison dans le groupe de résistance dirigé par son mari Julien. Elle cache des membres de son groupe, réfractaires au S.T.O. ainsi que des armes et des munitions parachutées d’Angleterre.

Le 16 avril 1944, ils sont dénoncés, Simone fait fuir les hommes. 

Les allemands fouillent la ferme et trouvent les armes. Simone est arrêtée et conduite à Pontivy, on l’interroge, torturée au nerf de bœuf, elle ne parle pas. 

Elle est condamnée à mort. Les nazis ne fusillent pas les femmes, craignant d’en faire des martyres, sa peine est commuée en déportation, elle est déportée à Sarrebrück, puis au camp de Ravensbrück, où on la contraint à travailler à l’usine Siemens qui jouxte le camp. 

Simone subit la marche de la mort, avec quelques compagnes. Elles parviennent à quitter leur colonne et arrivent en zone américaine le 8 mai 1945. 

 

Simone Le Port est morte le 12 juin 2009, à Riantec, à l’âge de 88 ans.